A l’Occasion du 30éme anniversaire du Café-Musiques Portail Coucou, l’association Oeuvre de la Jeunesse Laique a invité le samedi 8 octobre ses partenaires institutionnels, associatifs et professionnels à un cocktail amical.

 
Lors des discours du président Roland Conti et du directeur William Balbi, l’accent à été portée sur le dynamisme des parteneriats ainsi que sur la qualité des prestations apportées par l’ensemble des services municipaux et par les divers sous-traitant et fournisseurs Salonais (pme,artisans, commerçants).
 
Tout au long de ces années ils ont aussi contribué à leur manière à la réussite et à la réputation du Portail Coucou.
 
Pour sa part, Mr Michel Roux, premier adjoint, après avoir félicité l’équipe des employés et dirigeants de l’association, a confirmé l’importance de la structure OJL pour la vie culturelle de notre cité et a renouvellé le soutien de la municipalité de Salon à son action.
 
Au terme de la réception, public, adhérents et officiels ont assisté à l’excellent concert des groupes invités.
 
Le prochain rendez-vous est pris le 17 décembre pour clôturer cette célébration du trentenaire avec une longue soirée festive !

Le Mot de notre président lors de cet événement :

« Les 30 ans du Portail Coucou !Je me suis plongé dans la lecture des programmes du Portail Coucou de ces trente dernières années. Cette lecture offre un éclairage pertinent sur notre société et révèle le regard que porte la Culture sur le Monde tel qu’il est ou tel qu’il devrait être.

Voyageur immobile j’ai parcouru l’Espace et le Temps.

J’ai palpé la transformation des murs, leur adaptation aux critères sans cesse renouvelés des normes acoustiques, de sécurité, d’accueil des publics, tout en respectant l’héritage patrimonial.

J’ai pu apprécier les efforts consentis en matière de décoration ou plutôt, devrais-je dire, d’embellissement de ces murs qui perlent de sueur les soirs d’affluence.

Si ces murs pouvaient parler, ils raconteraient la rugosité des concerts de Métal, la vigueur de la scène rock, le chatoiement de la langue dans la chanson française, la fausse nonchalance du Reggae, la douceur des chansons pour enfants.

Ils balanceraient à la cantonade l’écho de répliques mordantes, tordantes, cruelles, poétiques de personnages loufoques ou grinçants qui hantent la scène de cour à jardin.

Ils renverraient les images si souvent exposées, si souvent projetées, reflets de réalité, esquisses d’utopie, murmures de rêves.

On dit que les ponts relient et unissent les hommes et que les murs les séparent. Pas ceux-là. Ils enferment pour mieux les réunir public, adhérents, artistes, techniciens, partenaires et les nourrir aux mamelles du partage.

Ces programmes fleurent bon l’aventure émaillée de rencontres, d’initiatives et d’émotions. Un vagabondage guidé par la passion contagieuse de quelques –uns pour le plus grand nombre.

Une aventure sans plan pré-établi, sans plan de carrière, boostée à l’enthousiasme, à la curiosité, au dépassement de soi.

J’adresse un salut sincère, fraternel à toutes celles et à tous ceux qui ont proposé et proposeront demain encore de beaux rendez-vous, avec une énergie farouche à broyer le chaos du monde pour des rencontres empreintes d’humanité et gravées dans le Temps. »

Roland Conti.

 

Un petit retour en image par Pascal Latil :